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Florence part chez les Massaï

Florence Cazanobe est un sacré bout de femme. Un petit accent nous confirme les origines toulousaines de ce charmant personnage humble et super dynamique. Elle a fédéré des amis autour d’une association qui soutient son engagement pour une communauté massaï dans le sud du Kenya.

Depuis 4 ans, ils ont trouvé les moyens de construire avec la communauté une école maternelle pour que les enfants ne soient plus mis en danger par de longs déplacements dans la savane, d’aménager des sources et de financer un réservoir d’eau pour faciliter l’accès à l’eau des femmes du village. Ils ont aussi aidé à installer des panneaux solaires et des lampes led à allumage automatique pour éloigner les lions qui viennent rôder autour du bétail la nuit.

Lumières anti lion GHA

Pourquoi cette communauté? Pour Florence cela semble tout naturel : « Et bien parce qu’elle se trouve en bordure du parc national d’Amboséli dans lequel se regroupent plus de 1600 éléphants. Les frontières du parc sont perméables et les éléphants et autres animaux sauvages vont et viennent. Cette communauté partage donc son territoire avec les éléphants qui suivent leur route migratoire depuis des miliers d’années. Il y a souvent des conflits. Un enfant qui se trouvait par surprise sur la route d’un éléphant en colère en a perdu la vie l’année dernière. Les représailles du village s’enchaînent!! »

Il faut donc soutenir les communautés locales pour réduire au maximum les conflits.

Florence a de nombreuses histoires émouvantes à raconter et son aventure est faite d’une magnifique complicité qu’elle a su établir avec la communauté pour aboutir à de belles réalisations, mais aussi à des échecs.

Elle nous racontait, après son dernier séjour il y a quelques mois: « Arrivée dans la communauté en début de semaine, je me suis réjouie de voir qu’ils avaient disposé des pierres rondes tout autour du réservoir d’eau, afin que l’éléphant qui vient tous les deux jours essayer de le renverser soit gêné par ce parterre inconfortable pour lui. C’est l’un des principes qu’on applique afin de maintenir les éléphants à distance!   Bref!! Il faut dire que cet éléphant vient, dès qu’il entend le générateur de la pompe, pour voir s’il peut avoir de l’eau claire. Un grand trou d’eau a été creusé pour la faune sauvage mais Monsieur aime l’eau claire!! Je me suis dit que c’était un bon exemple pour illustrer les différents outils mis en place pour limiter les conflits Hommes/Elephants. Sauf que… nous repassons en fin de semaine et le réservoir est explosé!!! Cette fois la communauté ne peut pas le réparer. »

Florence va se débrouiller pour acheter un nouveau réservoir de 2300 litres. Celui-là, les femmes le transporteront tous les 3 jours pour le cacher à l’intérieur du village. Elle pense aussi aider à faire construire un réservoir en dur que sa majesté le géant de la savane ne puisse pas détruire au passage.

La Toulousaine vient de repartir chez les Massaï. Elle va cette fois-ci évaluer la proposition d’Olivier, le fondateur d’Elephas, qui est d’aider la communauté à planter des Macadamia qui devraient être bien adaptés à ces climats trop secs pour beaucoup de plantes. Si cela fonctionne, Elephas pourra proposer d’acheter directement l’huile produite avec les graines. Et planter des arbres, cela capture du CO2 de l’atmosphère…

Mais ce n’est que l’une des multiples tâches que s’est fixée l’aventurière du développement pour sauver les éléphants.

Florence est bénévole et, si vous voulez aider son association dans ses actions, vous pouvez faire des dons via le programme Net Positive Impact, ce qui vous permet d’en déduire 60 à 66% de vos impôts.

Pour en savoir plus sur son projet voir www.netpositiveimpact/projet/Kenya

juin 9th, 2017|